Fermer Le Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Tatoufaux
    • Santé
    • Société
      • Maison
      • Voyages
      • Gastronomie
      • Histoire
      • Géographie
    • Tech
    • Business
    • Bien-être
      • Beauté
    • Eco
    • Relation
    • Science
      • Astronomie
      • Environnement
    • Divers
    Tatoufaux
    Accueil » Blog » Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?
    Santé

    Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?

    LeonPar Leon25 septembre 2026Mise à jour:25 septembre 2026Aucun commentaire10 Minutes de Lecture
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail
    A person stretching in a gym, reaching down to touch their feet. Fitness and exercise concept.
    Photo de Ivan S sur Pexels.
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest E-mail

    On répète qu’un peu d’étirement après le sport éloigne les courbatures. L’idée est séduisante, mais les essais contrôlés racontent une histoire moins confortable : les étirements améliorent la souplesse et la mobilité, sans prévenir clairement les douleurs musculaires retardées.

    Une croyance documentée dès 1989, pas née cette année

    person wearing orange and gray Nike shoes walking on gray concrete stairs
    Photo de Bruno Nascimento sur Unsplash.

    La date de naissance exacte du mythe reste introuvable. En revanche, sa présence est déjà documentée le 1er décembre 1989, dans l’essai contrôlé randomisé de High, Howley et Franks publié dans Research Quarterly for Exercise and Sportsous le titre « The effects of static stretching and warm-up on prevention of delayed-onset muscle soreness ». Les auteurs y rappellent que la littérature grand public présentait les étirements statiques et l’échauffement comme des moyens possibles de prévenir les courbatures.

    Les 62 volontaires, femmes et hommes, ont été répartis en quatre groupes : étirements statiques des quadriceps avant un test de step, échauffement sur step, combinaison des deux, ou test sans ces préparations. Les participants ont évalué leurs douleurs pendant les cinq jours suivants.

    Aucune différence de douleur maximale n’a été observée entre les groupes. La jambe qui travaillait en contraction excentrique, avec un muscle qui s’allonge sous charge, était plus douloureuse que celle qui travaillait en contraction concentrique. Ce test ne couvre pas toutes les activités sportives et porte sur des étirements réalisés avant l’effort. Il suffit toutefois à fragiliser l’idée d’un étirement préventif universel. La légende était déjà installée. Le dossier, lui, l’était beaucoup moins.

    La grande revue scientifique ne valide pas le rituel

    selective focus photography of girl
    Photo de Johnny McClung sur Unsplash.

    Le pivot de l’enquête est net : les étirements travaillent la mobilité, mais les données disponibles ne montrent pas qu’ils empêchent les courbatures. En 2021, une revue systématique et méta-analyse publiée dans Frontiers in Physiology a examiné les essais contrôlés randomisés consacrés aux étirements après l’exercice. L’article s’intitule « The Effectiveness of Post-exercise Stretching in Short-Term and Delayed Recovery of Strength, Range of Motion and Delayed Onset Muscle Soreness ».

    Les chercheurs ont recherché les études dans huit bases de données. Onze essais ont été retenus pour la synthèse qualitative et dix pour la méta-analyse, soit 229 participants âgés de 17 à 38 ans, majoritairement des hommes. Les protocoles comparaient les étirements à une récupération passive ou à d’autres méthodes, comme le pédalage léger, le massage ou l’immersion dans l’eau froide.

    Les courbatures ont été évaluées à 24, 48 et 72 heures. Aucun effet statistiquement significatif des étirements n’a été observé sur ces trois échéances, et la force ne récupérait pas davantage. La revue signale cependant une forte hétérogénéité des protocoles, un risque de biais élevé dans une grande partie des études et un niveau de confiance global très faible. Cela ne prouve pas que chaque méthode d’étirement est inutile pour chaque personne. Cela signifie que la promesse anti-courbatures ne repose pas sur des résultats robustes.

    Deux essais ajoutent des indices, pas un renversement

    A person standing in front of a wall
    Photo de Wildan Ramdani Akbar sur Unsplash.

    Un étirement inhabituel peut lui-même solliciter le muscle

    Le 1er mars 1993, Smith et ses collègues publient dans Research Quarterly for Exercise and Sport l’essai « The effects of static and ballistic stretching on delayed onset muscle soreness and creatine kinase ». Vingt hommes ont été répartis entre étirements statiques et étirements balistiques. Chaque groupe a réalisé trois séries de 17 étirements pendant 90 minutes.

    Les courbatures ont atteint leur maximum 24 heures après la séance. Elles étaient plus fortes dans le groupe statique que dans le groupe balistique. La créatine kinase, un marqueur mesuré dans le sang, a augmenté de 62 % à 24 heures dans les deux groupes réunis.

    Ce résultat a une limite importante : l’essai ne comportait pas de groupe sans étirement. Il ne permet donc pas de dire que les étirements classiques provoquent systématiquement des courbatures. Il montre en revanche qu’une séance longue, répétée et inhabituelle d’étirements constitue elle-même une sollicitation physique. Le muscle n’a pas reçu de passe-droit.

    En 2022, le bénéfice reste introuvable

    Un autre essai contrôlé randomisé, publié le 26 octobre 2022 dans Photobiomodulation, Photomedicine, and Laser Surgery sous le titre « Effects of Photobiomodulation and Low-Intensity Stretching on Delayed-Onset Muscle Soreness »a inclus 54 personnes non entraînées. Après un exercice excentrique destiné à provoquer des courbatures, les participants ont reçu soit aucun traitement, soit une photobiomodulation, soit des étirements de faible intensité, soit la combinaison des deux à 24, 48 et 72 heures.

    Les mesures ont été réalisées jusqu’à 96 heures après l’exercice. Les étirements de faible intensité n’ont pas modifié de manière significative la douleur déclarée, la force isométrique maximale ou la performance à un saut sur une jambe. Dans le groupe combinant photobiomodulation et étirements, le seuil de douleur à la pression était plus bas à certains moments. Ce résultat concerne une combinaison de traitements et ne permet pas d’attribuer cette différence aux étirements seuls.

    Les essais ne racontent donc pas un procès spectaculaire. Ils accumulent plutôt des indices qui vont dans la même direction : aucun bénéfice clair sur la douleur retardée, avec des limites qui empêchent de transformer cette absence de bénéfice en règle absolue pour toutes les pratiques.

    Pourquoi le geste donne-t-il quand même l’impression d’aider?

    man in white tank top and black shorts doing push up during daytime
    Photo de Michael DeMoya sur Unsplash.

    Un étirement peut procurer une sensation immédiate de confort et modifier momentanément l’amplitude d’un mouvement. Les courbatures, elles, sont évaluées plusieurs heures après l’effort, parfois jusqu’à 96 heures dans les essais. Ces deux mesures ne répondent donc pas à la même question.

    Le décalage suffit à entretenir la confusion. On s’étire, on se sent moins raide, puis on associe ce mieux-être à une récupération réussie. Si la douleur reste faible le lendemain, le rituel gagne un point. Si elle apparaît malgré tout, on peut attribuer le résultat à une séance trop intense ou à un étirement mal effectué. C’est un mécanisme proche du biais de confirmation : on retient plus facilement les expériences qui confortent l’histoire déjà connue.

    La répétition fait le reste. Une affirmation présente dans la littérature grand public en 1989 se retrouve ensuite dans les conseils de vestiaire et les comptes de fitness mentionnés par l’Inserm en 2024. La formule est simple, mémorisable et donne une action à effectuer. Elle sonne vrai. Cela ne suffit pas à la rendre vraie.

    Une place pour la souplesse, pas pour une promesse anti-courbatures

    A person in a wheelchair texting on a smartphone while wearing a purple hoodie, outdoors.
    Photo de SHVETS production sur Pexels.

    Dans son décryptage du 17 juillet 2024, l’Inserm distingue la récupération musculaire de la souplesse. Les étirements peuvent accroître la souplesse et améliorer la mobilité, c’est-à-dire la capacité à maintenir l’amplitude des mouvements articulaires. Cette utilité ne transforme pas le geste en traitement des courbatures.

    Après une séance intense, un étirement doux peut donc rester agréable si l’objectif est de retrouver une sensation de confort. Il n’y a pas de raison d’en faire une épreuve de force sur un muscle douloureux. L’essai de 1993 rappelle qu’un étirement long et inhabituel est aussi un effort, tandis que les essais de 1989, 2021 et 2022 ne valident pas son rôle préventif ou réparateur.

    Le bon choix dépend ainsi de l’objectif. Pour gagner en souplesse ou entretenir la mobilité, les étirements ont une place identifiable. Pour éviter les courbatures du lendemain, le rituel n’a pas le dossier nécessaire.

    Verdict : plutôt faux

    Les étirements n’évitent pas les courbatures et ne semblent pas accélérer leur disparition. Ils peuvent servir la souplesse, la mobilité ou une sensation de confort, mais leur attribuer une mission anti-douleur repose davantage sur une vieille habitude que sur des résultats scientifiques solides.

    Sources et références scientifiques
    1. The Effectiveness of Post-exercise Stretching in Short-Term and Delayed Recovery of Strength, Range of Motion and Delayed Onset Muscle Soreness: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials – PMC. Frontiers in physiology. DOI: 10.3389/fphys.2021.677581 · PMID: 34025459.
    2. Abt G., Boreham C., Davison G., Jackson R., Nevill A., Wallace E., et al. (2020). Power, precision, and sample size estimation in sport and exercise science research. J. Sports Sci. 38, 1933-1935. 10.1080/02640414.2020.1776002 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/02640414.2020.1776002.
    3. ACSM (2018). ACSM's Guidelines for Exercise Testing and Prescription, 10th Edn., eds Bayles M. P., Swank A. M.. Philadelphia, PA: Wolters Kluwer. [Google Scholar].
    4. American Heart Association (2020). Guidelines and Statements. Available online at:.
    5. Apostolopoulos N. C., Lahart I. M., Plyley M. J., Taunton J., Nevill A. M., Koutedakis Y., et al. (2018). The effects of different passive static stretching intensities on recovery from unaccustomed eccentric exercise – a randomized controlled trial. Appl. Physiol. Nutr. Metab. 43, 806-815. 10.1139/apnm-2017-0841 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1139/apnm-2017-0841.
    6. Bonfim A. E. D., De Re D., Gaffuri J., Costa M. M. D., Portolez J. L. M., Bertolini G. R. F. (2010). Use of static stretching as an intervenient factor in delayed onset muscle soreness. Rev. Brasil. De Med. Do Esporte 16, 349-352. 10.1590/S1517-86922010000500006 [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1590/S1517-86922010000500006.
    7. Boobphachart D., Manimmanakorn N., Manimmanakorn A., Thuwakum W., Hamlin M. J. (2017). Effects of elastic taping, non-elastic taping and static stretching on recovery after intensive eccentric exercise. Res Sports Med. 25, 181-190. 10.1080/15438627.2017.1282360 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/15438627.2017.1282360.
    8. Cè E., Limonta E., Maggioni M. A., Rampichini S., Veicsteinas A., Esposito F. (2013). Stretching and deep and superficial massage do not influence blood lactate levels after heavy-intensity cycle exercise. J. Sports Sci. 31, 856-866. 10.1080/02640414.2012.753158 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1080/02640414.2012.753158.
    9. César E. P., Júnior C. S. R., Francisco R. N. (2021). Effects of 2 intersection strategies for physical recovery in Jiu-Jitsu athletes. Int. J. Sports Physiol. Perform. 16, 1-6. 10.1123/ijspp.2019-0701 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1123/ijspp.2019-0701.
    10. Cha H. G., Kim M. K. (2015). Effects of the hold and relax-agonist contraction technique on recovery from delayed onset muscle soreness after exercise in healthy adults. J. Phys. Ther. Sci. 27, 3275-3277. 10.1589/jpts.27.3275 [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1589/jpts.27.3275.
    11. Cheung K., Hume P., Maxwell L. (2003). Delayed onset muscle soreness: treatment strategies and performance factors. Sports Med. 33, 145-164. 10.2165/00007256-200333020-00005 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2165/00007256-200333020-00005.
    12. Cooke M. B., Nix C. M., Greenwood L. D., Greenwood M. C. (2018). No differences between alter G-trainer and active and passive recovery strategies on isokinetic strength, systemic oxidative stress and perceived muscle soreness after exercise-induced muscle damage. J. Strength Condition. Res. 32, 736-747. 10.1519/JSC.0000000000001750 [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1519/JSC.0000000000001750.
    13. Deeks J. J., Higgins J. P., Altman D. G. (2008). Analysing data and undertaking meta-analyses, in Cochrane Handbook for Systematic Reviews of Interventions: The Cochrane Collaboration, eds Higgins J. P., Green S. (New Jersey, NY: The Cochrane Collaboration; ), 243-296. 10.1002/9 [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1002/9780470712184.ch9.
    14. Smith LL, Brunetz MH, Chenier TC, McCammon MR, Houmard JA, Franklin ME, Israel RG.. The effects of static and ballistic stretching on delayed onset muscle soreness and creatine kinase.. Research quarterly for exercise and sport. 1993. DOI: 10.1080/02701367.1993.10608784 · PMID: 8451526. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
    15. High DM, Howley ET, Franks BD.. The effects of static stretching and warm-up on prevention of delayed-onset muscle soreness.. Research quarterly for exercise and sport. 1989. DOI: 10.1080/02701367.1989.10607463 · PMID: 2489863. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
    16. Ma F, Li Y, Chen Q, Mei Y, Hu G, Yang Y, Xu C, Zheng S, Jiang J, Xu X, Lin J.. Effects of Photobiomodulation and Low-Intensity Stretching on Delayed-Onset Muscle Soreness: A Randomized Control Trial.. Photobiomodulation, photomedicine, and laser surgery. 2022. DOI: 10.1089/photob.2022.0055 · PMID: 36301306. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)
    17. Leon. Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?. 2026.
    18. The Effectiveness of Post-exercise Stretching in Short-Term and Delayed Recovery of Strength, Range of Motion and Delayed Onset Muscle Soreness: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials – PMC. doi:10.3389/fphys.2021.677581.
    19. Can Stretching Reduce Muscle Soreness? 7 Evidence-Based Facts | Health Habits.
    20. Leon. Les étirements évitent les courbatures, Réalité ou fausse croyance?. 2025.
    21. Inserm – Canal Détox. Bien s’étirer pour lutter contre les courbatures, vraiment?.

    Publications similaires :

    1. Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?
    2. Les étirements évitent les courbatures — Réalité ou fausse croyance ?
    3. Les abdominaux font-ils vraiment perdre la graisse du ventre?
    4. Les écouteurs peuvent-ils vraiment endommager l’audition?
    Mythe santé science sport vrai ou faux
    Part. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail
    Leon

    Bonjour ! Je m'appelle Leon, j'ai 36 ans et je suis passionné par le monde qui m'entoure. En tant que blogueur, je partage mes réflexions sur divers sujets allant de la culture générale à l'actualité, en passant par les voyages et la philosophie. Mon objectif est de nourrir la curiosité et d'encourager les échanges d'idées. Bienvenue sur mon site !

    Connexes Postes

    Marcher 10 000 pas par jour est-il vraiment nécessaire?

    25 septembre 2026

    Les probiotiques améliorent-ils vraiment la santé intestinale?

    24 septembre 2026

    Le vinaigre de cidre fait-il perdre du poids?

    24 septembre 2026
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?

    25 septembre 2026

    Marcher 10 000 pas par jour est-il vraiment nécessaire?

    25 septembre 2026

    Les probiotiques améliorent-ils vraiment la santé intestinale?

    24 septembre 2026

    Le vinaigre de cidre fait-il perdre du poids?

    24 septembre 2026

    Le sel rose de l’Himalaya est-il vraiment meilleur pour la santé?

    24 septembre 2026

    Peut-on vraiment manger un aliment après sa date de péremption?

    24 septembre 2026

    Réchauffer du riz est-il vraiment risqué?

    24 septembre 2026

    Les aliments bio sont-ils vraiment plus nutritifs? Le verdict des études

    24 septembre 2026
    • CONTACT
    • Privacy Policy
    Articles récents
    • Les étirements évitent-ils vraiment les courbatures?
    • Marcher 10 000 pas par jour est-il vraiment nécessaire?
    • Les probiotiques améliorent-ils vraiment la santé intestinale?
    • Le vinaigre de cidre fait-il perdre du poids?
    • Le sel rose de l’Himalaya est-il vraiment meilleur pour la santé?
    © 2026 Tatoufaux.com

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.