Le périhélie tombe en janvier dans l’hémisphère nord
La Terre suit une orbite elliptique autour du Soleil. Elle passe au plus près de l’étoile lors du périhélie, point le plus proche de cette trajectoire. Ce 4 janvier 2025, la distance exacte s’élève à 147,1 millions de kilomètres. L’aphélie, point le plus éloigné, arrive en juillet à 152 millions de kilomètres. La variation annuelle reste faible : la Terre oscille entre 147 et 152 millions de kilomètres, soit une différence de 3 % seulement.


Cette ellipse n’est pas très allongée. L’excentricité orbite mesure 0,0167, ce qui rend l’orbite quasi circulaire. Au périhélie, la gravité solaire accélère la Terre : elle parcourt son orbite plus vite en hiver nordique. Résultat, l’hiver dure 89 jours contre 93 jours pour l’été dans l’hémisphère nord. Les astronomes de l’IMCCE confirment ces dates précises pour chaque année.
En 2024, le périhélie a eu lieu le 3 janvier à la même distance approximative. Cette position récurrente coïncide toujours avec l’hiver boréal. La Terre reçoit alors 7 % d’énergie solaire en plus qu’à l’aphélie. Pourtant, les hivers restent froids dans le nord.
L’inclinaison de l’axe terrestre régit les saisons
L’axe de rotation de la Terre penche de 23,44° par rapport au plan de son orbite, appelé écliptique. Cet axe reste fixe dans une direction pendant que la planète orbite autour du Soleil. En décembre-janvier, l’hémisphère nord s’incline loin du Soleil. Les rayons solaires frappent la surface sous un angle rasant.

Un rayon rasant couvre une plus grande surface terrestre. À latitude 45° nord en hiver, l’angle d’incidence tombe à 25°, contre 70° en été. L’énergie se disperse sur une zone élargie, comme une lampe torche inclinée qui éclaire moins vivement. La durée d’ensoleillement diminue aussi : les nuits d’hiver durent jusqu’à 16 heures au nord du cercle polaire.
Cette inclinaison provient de collisions anciennes avec des protoplanètes. Sans elle, les températures resteraient constantes toute l’année. L’IMCCE calcule les débuts des saisons à partir de cet angle précis. Le solstice d’hiver, le 21 décembre, marque le pic de cette inclinaison opposée au Soleil.
Pourquoi les hémisphères vivent des saisons inverses
Quand l’hémisphère nord gèle en janvier, l’hémisphère sud savoure son été. Le périhélie tombe pile pendant l’été austral. À Sydney, les températures grimpent à 28°C en moyenne ce mois-là. L’inclinaison sud pointe alors vers le Soleil : rayons directs, journées de 14 heures.

Si la distance au Soleil dictait les saisons, les deux hémisphères subiraient le même climat. Or, Buenos Aires atteint 30°C en janvier 2025, tandis que New York descend à -2°C. Cette opposition prouve que l’orbite elliptique joue un rôle mineur. L’inclinaison axe domine : elle inverse les effets saisonniers entre nord et sud.
Les équinoxes, vers le 20 mars et 23 septembre, alignent les pôles perpendiculairement au Soleil. Jours et nuits durent 12 heures partout. Futura-Sciences détaille ces bascules : l’hémisphère nord bascule vers le Soleil en juin pour l’été.
Impact chiffré de la distance : un effet négligeable
La proximité au périhélie booste l’irradiance solaire de 6,5 à 7 %. Sur Terre, cela élève la température globale de 4°C en moyenne par rapport à l’aphélie. Mais cet effet se répartit uniformément sur la planète. Il n’explique pas les écarts locaux de 40°C entre été et hiver à Paris.
À l’échelle hémisphérique, l’inclinaison multiplie l’effet par trois. En hiver nord, l’angle rasant divise l’énergie par cos(65°), soit moitié moins. Planet-Terre de l’ENS Lyon quantifie : l’obliquité crée 80 % des variations saisonnières, la distance seulement 5 % dans le nord.
| Saison nord | Distance (millions km) | Insolation relative |
|---|---|---|
| Hiver (janvier) | 147 | +7 % (mais angle faible) |
| Été (juillet) | 152 | -7 % (mais angle direct) |
| Équinoxes | 149-151 | Neutre |
Cette table, basée sur des données de la Cité des Sciences, montre la faiblesse de l’effet distance.
Dates précises des solstices et équinoxes
Le solstice d’hiver nord arrive le 21 ou 22 décembre : jour le plus court, 8 heures de lumière à Paris. Le Soleil culmine à 17° au-dessus de l’horizon. L’été commence au solstice de juin, 20 ou 21, avec 16 heures de jour et un zénith à 62°.
L’IMCCE publie un formulaire pour calculer ces instants. En 2025, solstice d’été nord le 20 juin, équinoxe d’automne le 22 septembre. Ces dates varient d’un jour par siècle à cause de la précession des équinoxes. Alloprof précise que la révolution terrestre de 365,25 jours décale ces événements.
Dans l’hémisphère sud, solstice d’été le 21 décembre : jour le plus long à Santiago.
Idée reçue : une orbite très elliptique cause les saisons
Beaucoup imaginent une orbite très allongée, comme chez les comètes. L’ellipse terrestre reste quasi ronde : excentricité 0,0167, contre 0,2 pour Mars. Sur Mars, les saisons varient de 40 % en amplitude à cause de son excentricité 0,093.
Starwalk dément : une variation de 3 % ne chauffe pas un hémisphère entier. Lumni explique avec des animations : l’inclinaison axe suffit. Numerama note que tous les points de la Terre reçoivent plus de lumière au périhélie, mais l’angle compense dans le nord.
Conséquences sur la durée des saisons
La vitesse orbitale max au périhélie raccourcit l’hiver nord à 89 jours, contre 92,5 jours pour le printemps. L’été dure 93 jours 16 heures, l’automne 89 jours 20 heures. La Cité des Sciences liste ces durées moyennes.
Cet effet asymétrique profite au nord : étés plus longs pour accumuler la chaleur. L’hémisphère sud subit des hivers plus longs. L’atmosphère atténue ces contrastes via les vents et courants : l’effet Coriolis redistribue la chaleur des tropiques vers les pôles.
Comparaison avec d’autres planètes
Uranus incline son axe de 98° : saisons extrêmes, 42 ans d’été par pôle. Vénus, quasi droite à 3°, ignore les saisons. Sur Terre, 23,44° crée quatre saisons distinctes. Saturne, à 26,7°, voit des anneaux projeter des ombres saisonnières.
Planet-Terre note que l’obliquité terrestre atténue les gradients latitudinaux mais accentue nord-sud. Sans rotation diurne, pas d’effet Coriolis ni de redistribution atmosphérique.
FAQ
La Terre est-elle vraiment plus proche du Soleil en hiver nord ? Oui, au périhélie de janvier, à 147 millions de km. Mais l’inclinaison axe rend les saisons froides.
Pourquoi l’hiver est-il plus court ? La Terre accélère à 30,3 km/s au périhélie, contre 29,3 km/s à l’aphélie.
L’inclinaison change-t-elle ? Elle varie lentement sur 41 000 ans, de 22,1° à 24,5°.
Et si l’axe était droit ? Jours de 12h partout, températures constantes par latitude.
Sources et références (15)
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- [1] Numerama (numerama.com)
- [2] Starwalk.space (starwalk.space)
- [3] Imcce (imcce.fr)
- [4] Ele-chichee-89.ec.ac-dijon (ele-chichee-89.ec.ac-dijon.fr)
- [5] Futura-sciences (futura-sciences.com)
- [6] Lumni (lumni.fr)
- [7] Alloprof.qc.ca (alloprof.qc.ca)
- [8] Youtube (youtube.com)
- [9] Centre-valdeloire.maisons-pour-la-science (centre-valdeloire.maisons-pour-la-science.org)
- [10] Planet-terre.ens-lyon (planet-terre.ens-lyon.fr)
- [11] Etoile-des-enfants.ch (etoile-des-enfants.ch)
- [12] Youtube (youtube.com)
- [13] Cite-sciences (cite-sciences.fr)
- [14] Fr.wikipedia (fr.wikipedia.org)
- [15] Youtube (youtube.com)
