Mesdames, vous avez constamment froid, surtout aux mains et aux pieds ? Vous dormez en chaussettes de laine l’hiver pendant que votre chéri se contente d’un t-shirt ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seule ! De nombreuses études scientifiques confirment que les femmes sont généralement plus frileuses que les hommes. Découvrons ensemble les multiples raisons biologiques, physiologiques et sociétales qui expliquent cette différence.

️ Une différence de température de confort de 2°C en moyenne

Plusieurs recherches ont analysé les préférences de température ambiante des hommes et des femmes. Les résultats sont sans appel : la température de confort se situe en moyenne entre 22 et 24°C pour les hommes, contre 24,5 à 26°C pour les femmes, soit un écart de 2°C.

Ce ressenti différent du froid s’explique par de nombreux facteurs liés au corps et au métabolisme, mais aussi aux standards de confort thermique et aux codes vestimentaires de notre société. Décryptons ensemble les causes de ce phénomène.

Le métabolisme masculin, un chauffage naturel plus puissant

Une production de chaleur supérieure grâce aux muscles

Naturellement, les hommes produisent plus de chaleur métabolique que les femmes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ont en moyenne davantage de masse musculaire, qui génère de la chaleur, alors que les femmes ont plus de masse grasse qui n’en produit pas.

Ainsi, à température égale, une femme aura plus rapidement froid qu’un homme. Son corps a besoin de plus de chaleur pour maintenir une température interne stable.

Un métabolisme de base plus élevé

Par ailleurs, le métabolisme de base, c’est-à-dire la quantité d’énergie dépensée par le corps au repos, est de 5 à 8% plus élevé chez l’homme que chez la femme à poids et taille équivalents.

Cela signifie qu’un homme brûle plus de calories, donc produit plus de chaleur, même quand il ne fait rien de particulier. Son corps est naturellement un peu plus chaud. Une différence qui compte quand la température extérieure chute !

L’influence des hormones féminines sur la sensibilité au froid

L’effet des oestrogènes sur la circulation sanguine

Chez les femmes, les oestrogènes ont tendance à épaissir le sang. Résultat, il circule moins facilement, en particulier jusqu’aux extrémités comme les mains et les pieds. C’est pourquoi une étude de 1998 a montré que la température des mains des femmes était inférieure de 1,6°C en moyenne à celle des hommes.

De plus, les oestrogènes jouent un rôle dans la thermorégulation gérée par l’hypothalamus, une zone du cerveau. Ils peuvent affecter la façon dont le corps régule sa température interne.

La progestérone, une hormone qui réchauffe et refroidit

La progestérone est une autre hormone féminine qui varie au cours du cycle menstruel. Au moment de l’ovulation, son pic fait grimper la température interne de 0,3 à 0,7°C.

Paradoxalement, cette légère augmentation rend les femmes encore plus sensibles au froid extérieur à cette période du mois. Un phénomène également observé chez celles qui prennent une pilule contraceptive contenant de la progestérone.

Des normes de confort thermique pensées par et pour les hommes

Il faut savoir que dans les années 1960, quand les standards de température intérieure ont été établis, ils ont été pensés par des hommes en se basant sur leur métabolisme.

Le métabolisme féminin ayant été assimilé à celui d’hommes plus petits et légers, ces normes sous-estiment les besoins thermiques réels des femmes de 20 à 30%. Pas étonnant donc qu’elles soient moins satisfaites de la température ambiante que leurs collègues masculins !

Quand les codes vestimentaires féminins favorisent la frilosité

Autre facteur social qui expose davantage les femmes au froid : les tenues qu’elles portent, ou plutôt qu’on attend d’elles qu’elles portent. Robes, jupes et chaussures ouvertes font rarement bon ménage avec les températures hivernales, que ce soit au bureau ou en soirée.

Pour respecter les codes vestimentaires traditionnellement féminins, les femmes se couvrent souvent moins que les hommes, qui ont plus facilement le droit au pantalon et aux manches longues quelle que soit la saison. Mais cela tend heureusement à changer avec l’assouplissement progressif de ces codes.

L’âge et l’origine ethnique, des facteurs de variations individuelles

Les femmes plus âgées, encore plus frileuses

Chez les hommes, la production de testostérone diminue avec l’âge. Or cette hormone masculine a un effet réchauffant, en augmentant légèrement la température corporelle. C’est pourquoi on observe souvent que les hommes deviennent plus frileux en vieillissant.

Chez les femmes, la ménopause s’accompagne d’une chute des oestrogènes qui peut affecter la thermorégulation. S’ajoutent à cela une réduction de la masse musculaire et souvent une prise de poids. Autant de changements qui renforcent la sensibilité des femmes âgées au froid.

Des variations de masse grasse selon l’origine

Des différences existent aussi en fonction de l’origine géographique et ethnique des femmes. Celles qui vivent dans des pays froids depuis des générations, comme les Inuits, ont souvent une masse graisseuse plus importante qui les isole mieux du froid.

Au Groenland par exemple, certaines femmes inuits ont jusqu’à 34% de masse grasse, contre 25% en moyenne chez les femmes européennes. Une adaptation naturelle transmise génétiquement pour survivre dans un environnement glacial.

❄️ Que faire quand on est une femme frileuse ?

Muscler son corps pour mieux se réchauffer

Si vous êtes une femme frileuse, pas de panique, il existe des solutions pour améliorer votre confort thermique au quotidien. Faire du sport régulièrement vous aidera à augmenter votre masse musculaire et votre métabolisme de base, deux facteurs qui boostent la production de chaleur.

Alors n’hésitez pas à vous mettre à la musculation, à pratiquer un sport d’endurance comme la course à pied ou à enchaîner quelques mouvements de gym quand vous avez froid !

Optimiser son alimentation pour se réchauffer de l’intérieur

Miser sur une alimentation riche en fer (viande rouge, légumineuses, céréales enrichies…) permet de lutter contre l’anémie. Cette carence en fer a pour symptôme une forte sensibilité au froid.

Boire des boissons chaudes (thé, café, tisane, bouillon…) quand ça caille dehors vous réchauffera de l’intérieur. Vous pouvez même emporter une boisson chaude dans un thermos lors de vos déplacements.

Enfin, consommer des aliments épicés (piment, poivre, gingembre…) a un effet thermogénique, c’est-à-dire qu’ils augmentent temporairement la température corporelle. Un bon réflexe quand le mercure descend !

Bien s’équiper contre le froid quand on est une femme

Pour vous sentir bien quand il fait froid, n’hésitez pas à superposer les couches de vêtements. En mettant un t-shirt à manches longues sous un pull puis sous une veste, vous emprisonnerez la chaleur tout en évitant d’avoir l’air d’un bonhomme Michelin.

Couvrez-vous particulièrement au niveau des extrémités qui perdent facilement de la chaleur : bonnet ou bandeau sur la tête et les oreilles, écharpe ou col roulé pour le cou, gants chauds aux mains et grosses chaussettes dans des chaussures fermées.

Chez vous, utilisez une bouillotte, un plaid douillet, des pantoufles fourrées. N’hésitez pas à pousser un peu le chauffage dans les pièces où vous passez le plus de temps. Votre confort est essentiel pour votre bien-être !

Conclusion : les femmes plus frileuses, une réalité méconnue

Vous l’aurez compris, si les femmes ont souvent plus froid que les hommes, ce n’est pas qu’une impression ! Des facteurs biologiques comme le métabolisme, la masse musculaire et les hormones expliquent ces différences de sensibilité thermique entre les sexes.

S’y ajoutent des normes de confort thermique obsolètes et des codes vestimentaires qui ont longtemps encouragé les femmes à se couvrir moins que les hommes. Mais grâce à une meilleure compréhension de ces mécanismes, on peut espérer une évolution des mentalités.

En attendant mesdames, n’ayez pas honte de revendiquer votre droit à avoir bien chaud. Equipez-vous, couvrez-vous, nourrissez-vous et bougez de façon à booster votre production de chaleur interne, surtout en hiver. Votre corps vous en sera reconnaissant !

J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre pourquoi les femmes sont généralement plus frileuses et comment mieux vivre avec cette réalité. N’hésitez pas à partager vos expériences de femme frileuse ou vos astuces pour avoir moins froid en commentaire !

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