Incontournable dans l’univers du mobilier design, la chaise Baumann séduit par son style intemporel alliant charme rétro et lignes épurées. Prisées des collectionneurs et amateurs de belles pièces, les authentiques chaises Baumann se démarquent par leur qualité de fabrication irréprochable et leurs détails soignés. Mais face aux nombreuses répliques sur le marché, comment être certain d’avoir déniché une véritable chaise signée Baumann ?

De l’histoire de la manufacture à l’évolution des modèles au fil des décennies, en passant par les caractéristiques distinctives et les astuces pour repérer les contrefaçons, découvrez nos conseils d’expert pour reconnaître une chaise Baumann. Vous saurez tout pour chiner en toute sérénité la pièce unique qui sublimera votre intérieur avec style et authenticité.

Baumann, l’histoire d’une manufacture d’exception

Fondée en 1901 par Émile Baumann à Colombier-Fontaine dans le Doubs, la manufacture Baumann incarne depuis plus d’un siècle le savoir-faire français en matière de fabrication de chaises et mobilier en bois. Son fondateur développe des techniques de travail du bois courbé et des procédés innovants pour l’époque, posant les fondations de chaises iconiques qui traverseront les époques.

À l’origine, des chaises pour enfants

Si Baumann est connue aujourd’hui pour ses chaises de bistrot emblématiques, la marque débute son aventure en se spécialisant dans la conception de chaises pour enfants, pensées selon la pédagogie Montessori pour accompagner leur éveil et développement. Parmi ses créations phares :

La chaise haute transformable en petit fauteuil
Des chaises et tables adaptées à la morphologie des tout-petits
La charrette pliable en bois dès 1903

L’essor de la marque et la diversification

Le succès est au rendez-vous et dès les années 1910, Baumann étend sa production à du mobilier pour adultes. La manufacture connaîtra son apogée dans les années 1970, employant jusqu’à 600 personnes et produisant des chaises de bistrot devenues cultes comme :

Le modèle Mouette aux lignes fluides
La chaise Fourmi empilable
La collection Traineau aux pieds arrondis

Au fil des collaborations avec des designers de renom, Baumann n’aura de cesse de réinventer la chaise en bois, réalisant jusqu’à 250 modèles différents, du plus classique au plus avant-gardiste. Une créativité qui fascine encore aujourd’hui les amateurs de mobilier vintage de caractère.

Les grandes périodes stylistiques des chaises Baumann

Pour reconnaître une chaise Baumann, il est essentiel de se familiariser avec les évolutions de style qui ont marqué la production de la manufacture au fil des décennies. De 1901 aux années 2000, les chaises Baumann s’adaptent aux goûts du moment et innovations techniques, tout en conservant leur ADN.

1901-1950 : des chaises au style Thonet revisité

Les premières créations Baumann reprennent les codes du style Thonet, célèbre pour ses chaises bistrot en bois courbé :

Dossiers et assises galbés
Pieds cintrés
Structures légères et aériennes

Si le bois courbé reste la signature de Baumann, les années 30 marquent une évolution vers des lignes plus rectilignes, épurées et fonctionnelles, dans la tendance Art Déco.

1950-1970 : l’influence du design scandinave

Les années 50 signent l’arrivée d’une nouvelle esthétique inspirée du mobilier nordique, mariant simplicité, fluidité des lignes et souci du confort :

Dossiers larges et enveloppants en contreplaqué moulé
Pieds compas fuselés
Assises façon « coquille » épousant les formes du corps

La modernité est aussi dans les matériaux avec l’introduction de galettes d’assises en vinyle coloré, faciles d’entretien.

De 1970 à nos jours : créativité et éditions limitées

Dès 1970, Baumann enrichit ses collections de modèles audacieux aux lignes avant-gardistes :

Chaises Traineau aux pieds patins arrondis
Chaises Tulipe aux galbes ajourés
Modèle Menuet aux pieds fuselés façon « épingle »

En parallèle, la marque réédite ses grands classiques en série limitée, ravivant les couleurs et jouant sur les contrastes. Un modèle classique décliné dans une teinte dynamique apportera une touche rétro décalée à un intérieur contemporain. Malgré l’arrêt de la production au début des années 2000, l’engouement pour ces pièces vintage ne faiblit pas.

Les caractéristiques d’une authentique chaise Baumann

Pour être certain d’avoir déniché une véritable chaise estampillée Baumann, plusieurs critères sont à examiner de près. De la qualité des matériaux à la finition en passant par les marquages, voici les détails qui ne trompent pas sur l’origine de votre pièce.

Le choix du bois, gage de qualité

Le hêtre massif est le matériau de prédilection des chaises Baumann. Reconnu pour sa robustesse et sa durabilité, ce bois noble offre une résistance dans le temps, même pour un usage intensif. Un modèle annoncé en Baumann fabriqué dans un autre bois doit éveiller la méfiance sur son authenticité.

Les essences peuvent aussi varier ponctuellement sur les pièces de la marque selon les époques et éditions : merisier, frêne ou encore orme. Mais le hêtre reste le standard sur la majorité des modèles.

Le soin apporté aux finitions

Chez Baumann, la qualité de fabrication est irréprochable. Chaque chaise fait l’objet d’un soin minutieux, de la sélection du bois au ponçage, en passant par le montage et la finition. Cela se traduit par :

Des surfaces parfaitement lisses, sans aspérité
Un vernis uniforme qui sublime les veines du bois
Des assemblages ajustés au millimètre près
Une teinte homogène sur toute la chaise

Si vous repérez des défauts comme des fissures, un vernis irrégulier ou encore un jeu dans les assemblages, il y a de fortes chances pour que votre chaise ne soit pas une véritable Baumann. La qualité est un critère qui ne souffre aucun compromis pour la marque.

Des formes travaillées et ergonomiques

Dotée d’une grande maîtrise technique, la maison Baumann est reconnue pour l’ergonomie de ses chaises offrant un grand confort, fruit d’une recherche pointue sur les courbes et galbes. Ainsi, une vraie chaise Baumann se caractérise par :

Un dossier subtilement incurvé épousant la forme du dos
Une assise généreuse et accueillante aux bords arrondis
Des accoudoirs positionnés à la bonne hauteur
Un piétement stable et solide aux proportions harmonieuses

Contrairement à une copie approximative, une création Baumann originale est pensée dans ses moindres détails pour allier esthétisme et fonctionnalité. N’hésitez pas à vous asseoir pour ressentir la différence !

Les marquages et étiquettes de la marque

Pour certifier l’origine de ses chaises, la manufacture Baumann appose sa signature sur chaque pièce produite. Cette marque distinctive permet de différencier les authentiques créations de la maison des imitations. On peut ainsi trouver selon les modèles et époques :

L’inscription « E. Baumann » gravée sous l’assise
Le monogramme « EB » frappé à chaud
Une étiquette en métal argentée rivetée
Un tampon à l’encre bleue ou noire

La présence d’une de ces marques est une garantie d’authenticité. Attention cependant aux pièces anciennes sur lesquelles les marquages ont pu s’effacer avec le temps et l’usage. D’autre part, certaines copies bien imitées reproduisent ces marquages. Il est donc important de coupler ce critère aux autres caractéristiques.

Vraies chaises Baumann ou copies ? Les pièges à éviter

Face à l’engouement pour les chaises Baumann vintage, le marché est inondé de copies reproduisant les modèles les plus recherchés de la marque. Si certaines répliques de qualité respectent l’esprit des originaux, beaucoup de contrefaçons grossières circulent. Pour ne pas vous faire avoir, voici les pièges à déjouer.

Des prix anormalement bas, signe d’une contrefaçon

Les chaises Baumann authentiques, même anciennes, conservent une certaine cote sur le marché de l’occasion en raison de leur qualité et de leur notoriété. Méfiez-vous des prix sacrifiés sur des sites de vente en ligne ou en brocante. A moins d’un coup de chance exceptionnel, une chaise Baumann proposée à quelques dizaines d’euros aura toutes les chances d’être une vulgaire copie.

Pour vous donner un ordre d’idées, comptez en moyenne de 100 à 300€ pour un modèle vintage standard en bon état. Les pièces de collections recherchées comme le modèle Traineau atteignent facilement 500 à 1000€. Mieux vaut débourser un peu plus pour acquérir un modèle original certifié.

Un rendu des finitions trop parfait, l’assurance d’une copie

Aussi minutieuses soient-elles, les authentiques chaises Baumann fabriquées à la main portent de discrètes traces du travail des artisans : un léger coup de gouge, une aspérité du bois, une très fine rayure du vernis… De subtiles irrégularités du fait-main qui font le charme des pièces uniques.

Ainsi une chaise soit-disant Baumann sans le moindre défaut, aux finitions lisses et uniformes trahira une fabrication industrielle de série. La perfection trop nette est justement antinomique avec l’esprit des pièces originales de la marque. Cette astuce permet de repérer facilement une reproduction.

Des matériaux de mauvaise qualité, l’indice d’une imitation

Loin des nobles matériaux utilisés par Baumann, comme le hêtre massif, certaines contrefaçons bon marché sont fabriquées dans des bois de moindre qualité, aux origines douteuses. Ainsi, un modèle censé dater des années 50 qui présente un bois aggloméré aura toutes les chances d’être une vulgaire réplique.

Méfiez-vous aussi des chaises trop légères par rapport à un modèle original, elles peuvent être réalisées dans des essences peu denses et peu robustes comme le pin. Un autre indice : la présence de nombreux nœuds disgracieux dans le bois. Baumann sélectionnait des pièces de bois de qualité supérieure pour ses créations.

Une ergonomie et un confort approximatifs, signes d’une copie

Si vous avez déjà eu l’occasion de vous asseoir sur une chaise Baumann originale, vous avez pu expérimenter son confort inégalé. Les courbes sont savamment étudiées pour accueillir le corps avec douceur.

A l’inverse, une copie même esthétiquement réussie pêchera souvent par son ergonomie défaillante : assise trop dure, dossier raide, accoudoirs mal positionnés… Votre dos ne s’y trompera pas ! Les contrefacteurs n’ont pas le savoir-faire de Baumann en matière de galbes et de structures étudiées pour le confort.

Des détails incohérents avec l’époque du modèle

Pour démasquer une fausse chaise Baumann, il faut avoir en tête les spécificités de style des modèles selon leur période de création. Par exemple, les pieds compas n’apparaissent dans les collections qu’à partir des années 50, sous l’influence du design scandinave.

Ainsi, si vous repérez ces pieds emblématiques sur un modèle censé dater des années 30, vous pouvez être quasiment certain qu’il s’agit d’une copie. De même, une chaise de bistrot de style 1900 dotée d’une assise en plastique moulé ne peut décemment pas être une Baumann originale !

En cas de doute, n’hésitez pas à vous documenter sur l’histoire et l’évolution des collections de la marque en consultant des ouvrages de référence ou en interrogeant un expert. Cela vous aidera à acquérir un œil affûté pour débusquer les anachronismes.

Entretenir et rénover une chaise Baumann

Vous avez déniché une authentique chaise Baumann vintage mais elle a vécu ? Pas de panique ! Même fatiguées, ces pièces de qualité ont une seconde jeunesse devant elles. Voici nos conseils pour redonner tout son éclat à ce petit trésor et le conserver longtemps.

Nettoyage en douceur du bois

Pour raviver le bois sans l’abîmer, optez pour un nettoyage en douceur. Dépoussiérez soigneusement votre chaise à l’aide d’un plumeau ou d’un chiffon sec. Si elle est vraiment encrassée, utilisez un chiffon très légèrement humide et essuyez immédiatement.

Adaptez les produits au type de finition :

Pour du bois ciré : utilisez une cire spéciale meuble et faites briller avec un chiffon doux.
Pour du bois verni : appliquez un polish doux en insistant sur les parties mates ou rayées.

L’astuce de pro : le vinaigre blanc dilué fonctionne à merveille pour nettoyer et faire briller le bois verni en un passage.

Retouches des éclats et rayures

Rares sont les chaises Baumann anciennes qui ne comportent pas quelques petits éclats ou rayures, traces de leur longue vie. Plutôt que de poncer le bois, ce qui risquerait de l’abimer.

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