28 janvier 2005

Simple comme une pilule abortive

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Ce n’est pas l’avortement minute

Il existe une façon d’interrompre une grossesse non désirée en prenant des comprimés, sans faire appel à une anesthésie ou une hospitalisation. Les détracteurs de cette méthode disent qu’avec la Mifégyne (mifépristone ou RU 486) l’avortement est “trop” facile.

Le RU 486, ou Mifégyne (mifépristone) n’est pas un comprimé que l’on prend chez soi en attendant que “ça” se passe. Cette méthode nécessite en effet un suivi sur plusieurs jours : la pilule abortive doit être prise en présence d’un médecin formé à cette technique ; ensuite, 48 heures plus tard, il faut se rendre dans un centre IVG où l’on reçoit une dose de prostaglandine (qui provoque une fausse couche en général dans les 4 heures). Lors de cette phase, il peut y avoir des contractions douloureuses ou survenir des problèmes digestifs. Une visite de contrôle doit se faire dix jours après.

À noter que la pilule abortive n’est utilisable que jusqu’à 7 semaines d’aménorrhée.

La méthode chirurgicale, par aspiration, prend comparativement moins de temps : l’acte en lui-même dure quelques minutes, et l’hospitalisation se fait sur 6 heures tout au plus. Le moment le plus désagréable est la dilatation du col de l’utérus (d’où la nécessité d’une anesthésie). Pour faciliter cette dilatation, certains centres d’IVG donnent de la Mifépristone (le RU 486) 36 à 48 heures avant. Une visite de contrôle est ensuite également obligatoire.

Cette technique est possible jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.

La pilule abortive contraint donc à un suivi tout aussi long (voire plus) que l’avortement chirurgical.