19 septembre 2004

Pédé comme un phoque

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Phoque off
Beaucoup de personnes pensent que la véritable expression est “pédé comme un foc”. Eh bien, non ! L’expression véritable s’écrit “pédé comme un phoque”. L’écrire autrement est une faute (Dictionnaire des expressions et locutions”, d’Alain REY et Sophie CHANTREAU).

Il parait que le phoque est particulièrement homosexuel, en tout cas bien plus que le reste du règne animal, et que ses mœurs seraient à l’origine de la non moins célèbre expression “pédé comme un phoque”. Pourtant, l’animal ne présente pas plus de comportement homosexuel que nombre d’autres espèces, comme les bonobos aux mœurs sexuelles tout à fait libérées, ou bien encore certains lézards du désert chez lesquels il n’y a que des femelles et où la parthénogenèse assure la descendance, et qui ovulent grâce à un accouplement entre femmes ! Les mâles des seiches ne sont pas en reste en pratiquant des jeux sexuels entre eux que seul le ténia, en s’accouplant avec lui-même, pourrait comprendre, et qui n’a jamais vu deux vaches se monter l’une sur l’autre dans un pré ?

Ainsi, pourquoi ne pas dire aussi “pédé comme un lézard” ou “lesbienne comme une vache” ? Le comportement homosexuel étant un phénomène tout à fait banal dans le règne animal et pas plus fréquent chez le phoque qu’ailleurs. D’aucuns suggèrent qu’à la place de phoque il faut entendre foc, qui est la voile avant d’un navire qui prend toujours le vent par-derrière ou celle qu’il faut toujours attraper en arrivant par l’arrière — sous peine de se retrouver dans l’eau.

D’autres sous-entendent que l’expression signifierait en fait “profondément pédé” en faisant une analogie avec le souffle sans fin et bruyant du phoque lorsqu’il sort de l’eau. Une chose est sûre l’expression est bien pédé comme un phoque d’après le “Dictionnaire des expressions et locutions”, d’Alain REY et Sophie CHANTREAU.

Rien n’est tranché. Ce qui est certain par contre, c’est que tout comme être gaucher, l’homosexualité n’est pas un choix, ni une maladie, et que seuls quelques arriérés croient encore que cela se guérit…