2 janvier 2006

L’Évolution est la survie des plus forts

Digital visualization of mythical creature

La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure

La théorie de l’évolution est source de nombreuses idées reçues ou mythes. Certains servent même la cause de ceux qui la rejettent et la combattent par idéologie (comme les fondamentalistes religieux) ou par incompréhension. Certainement que les mots, expressions ou métaphores utilisés pour l’expliquer n’y sont pas étrangers. Parmi ces erreurs, à côté de celui du progrès évolutif, il en compte une, communément admise elle aussi, stipulant que l’évolution ne serait que la conséquence de la victoire des plus forts sur les plus faibles. Erreur qui valut même à la théorie évolutive de déborder dans le champ social, avec le darwinisme social, comme une confirmation biologique selon laquelle la compétition débridée entre les individus, et le libéralisme à outrance, seraient à même de faire un monde meilleur.

Or la théorie de l’évolution n’enseigne rien de tel. Elle déclare que c’est l’adaptation à l’environnement, et la sélection naturelle (la pression sélective), qui sont les “moteurs” de l’évolution. En d’autres termes, nul besoin d’être le plus fort, il suffit d’être le mieux adapté. L’extinction des dinosaures au Crétacé en est un exemple. Pourtant les plus forts d’entre les êtres vivants, ils n’ont pas survécu à de nouvelles conditions de vie, contrairement aux petits mammifères, nos ancêtres, qui s’en tirèrent fort bien. De nos jours, l’espèce humaine est sans doute la plus forte sur cette Terre, mais combien plus fragile que d’autres animaux, d’autres formes de vie ou que les bactéries qui leur survivront certainement.

La pression sélective n’est pas une compétition perpétuelle entre les individus, qui permettrait aux plus costauds de garder le territoire et de se reproduire. En fait, cette bataille se livre avec la nature. La seule solution étant de s’adapter… ou de disparaître.