21 août 2004

Les muscles bodybuildés se transforment en graisse

Close-up of sporty man with bare torso doing exercise with barbell

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Dégonflette n’est pas synonyme de grassouillette.

Qui n’a pas déjà vu ces corps sculptés par des années de musculation, bodybuildés autant par les heures d’efforts sous la fonte, que parfois par les seringues contenant des produits quelque peu illicites à base d’hormones ? Les bodybuilders ont parfois l’impression d’avoir été gonflés, prêts à exploser, soumis qu’ils sont à un régime draconien aussi bien alimentaire que d’exercices quotidiens. Or souvent la première réaction du profane, taillé comme un profil, est de plaindre ces musclors parce qu’ils sont condamnés à user de leurs muscles jusqu’à la fin de leur vie de peur de voir ceux-ci hypertrophiés… se transformer en graisse !

C’est faire bien peu de cas de la physiologie humaine pour laquelle un muscle est uniquement constitué de protéines, elles-mêmes d’acides aminés, contrairement à la graisse, stockée dans des cellules adipocytes (le tissu adipeux), composée de lipides, d’acides gras, et en aucun cas l’un ne pourra passer magiquement à l’autre, le muscle ne se transforme pas en cellulite. L’adepte de la gonflette qui cessera ses 12 heures hebdomadaires de fonte ne fera que perdre sa masse musculaire, que la graisse pourrait cependant remplacer (mais sans transformation physico-chimique) à cause d’une balance énergétique déséquilibrée où les apports caloriques seraient largement supérieurs aux dépenses, ce qui arrive parfois chez tout sportif qui cesse son activité, ou la réduit, mais continue à dévorer comme un lion.

Simplement cette graisse s’amassera dans les endroits du corps dédiés à grossir (hanches pour les femmes, ventre pour les hommes) et non dans les biceps et les quadriceps.

Le Catabolisme