20 octobre 2005

Les araignées remontent par les tuyaux

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Un siphon-font-font les petites arachnides ?

C’est bien connu : les bébêtes à pattes plus ou moins velues que nous trouvons parfois, surtout dans nos maisons de campagne, errant comme des âmes en peine au fond de nos baignoires ou de nos lavabos, ont abouti là en remontant les tuyauteries. C’est sans doute ce fait “patent” qui a donné à Stephen King l’idée maîtresse du roman « Ça ! », basé comme toute son œuvre sur les peurs enfouies du genre humain. Cependant, dès qu’on passe à l’examen concret de cette pratique tuyautière, on se heurte à une interrogation : de quels tuyaux l’araignée se servirait-elle pour arriver dans la baignoire ? Pas des canalisations d’adduction d’eau, car celles-ci sont toujours pleines. Il faut donc que ce soient les tuyaux d’évacuation. Or, ceux-ci sont toujours munis de siphons, coudés comme chacun sait dans le plan vertical, et que cette forme amène à être constamment remplis d’eau.

Il faudrait donc, pour que la bébête précédemment citée arrive par cette voie, qu’elle soit munie d’une combinaison de plongée, ou à défaut, de capacités notables en natation et d’un certain entraînement à l’apnée. Qualités que les biologistes attribuent à beaucoup de familles, genres et espèces, mais jamais (sauf cas très spécifiques) aux araignées, lesquelles ont horreur de l’eau et ne savent pas nager. Quelques rares espèces sont aquatiques, mais elles ne vivent justement qu’en milieu aqueux. Des araignées plongeuses ? Allons donc !

Il va falloir se rabattre sur une autre explication, beaucoup plus prosaïque : celle d’une chute dans ladite baignoire, bac émaillé et glissant dont elles sont ensuite incapables de sortir, les araignées n’ayant pas les pattes adhésives des mouches.

Maris brouillés pour un soir avec vos épouses, dormez sans crainte dans la baignoire !