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11 octobre 2004

Le détecteur de mensonges

Un détecteur menteur !

 

Le contenu de cet article est PROBABLE

Que ce soit dans leurs fictions ou dans la réalité (cours civiles, commissariats, entreprises…), les Américains utilisent depuis 1939 (dans sa version actuelle) le “détecteur de mensonges” ou “polygraphe” pour confondre les menteurs. Il est également utilisé au Canada et, à petite échelle, dans certains pays européens (Belgique, Luxembourg, Allemagne…)

Le polygraphe enregistre le rythme cardiaque, la respiration, la transpiration et la tension artérielle qui sont sensés changer quand une personne se sent mal à l’aise à cause d’un mensonge.

Plusieurs raisons expliquent l’échec de cette technique : un vrai menteur peut faire mentir le polygraphe en se mordant la langue, se pinçant… ce qui noie son vrai mensonge dans la multitude de tracés qui en résultent ; il peut utiliser un anti-transpirant sur ses doigts, ou prendre des sédatifs… Un innocent peut être impressionné par tous les fils attachés à son corps et donc passer pour un menteur, ou être intimidé par la personne qui l’interroge.

En général, il est très difficile d’établir une liste de signes qui marquent à coup sûr un mensonge, certaines personnes étant facilement impressionnables et d’autres au contraire capables de maîtriser parfaitement leurs émotions.

Il existe très peu d’études scientifiques concernant le polygraphe, car on ne peut pas établir des groupes de coupables et d’innocents dont on saura s’ils mentiront ou diront la vérité. Une de ces études a montré la “détection” de 98% des coupables, mais a labellé “coupables” plus de la moitié des innocents !

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