21 novembre 2005

L’atmosphère nous protège des météorites

Armageddon - End of the World. Asteroids Heading and Hitting the Earth. End of the World Theme.

Un matelas contre le confort intellectuel ?

Le contenu de cet article est PROUVE

 

Si la Terre possède si peu de cratères d’impacts météoritiques, contrairement à la Lune sa voisine qui en est criblée, sans parler de Mercure ou Mars, c’est que l’atmosphère terrestre ferait « matelas », brûlant les petites météorites et renvoyant les grosses dans l’espace.

Ce serait trop beau !

S’il est vrai que les petites météorites sont détruites en traversant l’atmosphère, formant une traînée lumineuse par ionisation de l’air, fort improprement appelée « étoile filante », dès qu’elles atteignent la taille d’un poing, toutes les météorites dont le destin est d’arriver au sol y arrivent. La « déviation » par l’atmosphère ne peut se faire, si elle se fait, que sous un angle très précis, donc… rare. Cela dit, pour creuser un cratère, encore faut-il que la masse de l’objet donne au choc une énergie suffisante. Quelques dizaines de mètres de diamètre doivent suffire.

Mais alors, si depuis des milliards d’années, notre planète a reçu autant de gros objets célestes que la Lune, pourquoi n’en arbore-t-elle aucune trace ? Tout simplement parce qu’elle est vivante et agitée à sa surface de phénomènes nombreux et variés : érosions pluviale, éolienne, glaciaire, couverture végétale, tectonique des plaques, orogénisme, volcanisme… Sans parler de l’activité humaine ! Cette surface est constamment remodelée, parfois sur des temps géologiquement très courts, dépendant de l’environnement. Il a fallu les satellites pour reconnaître dans la croûte terrestre les infimes traces d’impacts parfois énormes survenus dans le passé.

La Terre est une planète particulière, oui, mais son atmosphère ne lui sert pas de matelas. La réalité est plus complexe, mais n’est-elle pas bien plus passionnante ?