23 novembre 2009

L’adagio d’Albinoni

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Albinoni a bon do ! Qui n’a d’âge que l’habit non nié de son nom

Curieusement, L’adagio dit d’Albinoni, célèbre air en sol mineur, continue d’être appelé ainsi. Il n’a pourtant jamais été écrit par Albinoni, et son véritable auteur est identifié sans l’ombre d’un doute. Composée en 1945 par Remo Giazotto, musicologue talentueux et spécialiste d’Albinoni, cette œuvre n’est pas dans le domaine public, contrairement au répertoire de Tomaso Albinoni mort en 1751.

La partition fut présentée par son éditeur comme une œuvre tirée d’un fragment de sonate du célèbre compositeur italien et prétendument retrouvée dans les ruines de la bibliothèque de Dresde. Dans cette histoire, inventée pour des soucis de promotion, il fut évoqué une mélodie incomplète posée sur six mesures de basses : mais où est donc le manuscrit ? Changer aujourd’hui son nom poserait encore de nombreuses difficultés pour commercialiser cette œuvre toujours aussi populaire.

Depuis cet évènement, les musicologues se méfient un peu plus des partitions retrouvées à la faveur d’une fouille ou d’un inventaire qui pourraient n’être que des « coups » commerciaux.

Quelques œuvres certifiées retrouvées dernièrement :
ARGIPPO IN BAVARIA l’opéra retrouvé de Vivaldi
La Grande Fugue en si bémol majeur pour quatuor à cordes, opus 133 de Beethoven
Orango L’opéra satirique de Chostakovitch
Mozart encore une fois
Quant au concerto d’Aranjuez, il n’est pas l’œuvre d’un anonyme