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29 septembre 2005

La Nature a horreur du vide

 Nous sommes pleins de vide !

Le contenu de cet article est PROUVÉ

L’aphorisme d’Aristote “la nature a horreur du vide” a traversé les siècles sans rien perdre de sa vigueur, alors que Démocrite avait déjà posé les bases de l’atomisme. Expression philosophique fort commune, qui ressort notamment lorsqu’il s’agit de trouver une réponse au “pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?” de Leibniz. Pourtant, il semble bien que la nature n’ait pas plus horreur du vide que le plein d’un œuf n’angoisse la poule. Car si à notre échelle il apparaît que la matière est pleine, au niveau subatomique elle n’est que vide : “Si on supprimait le vide qu’il y a autour des noyaux des atomes, la Terre pourrait tenir dans une sphère de seulement 150 m de rayon !

À l’échelle microscopique, de grands espaces forment la matière, dans lesquels “gravitent” les électrons et leurs noyaux retenus par les forces nucléaires. Vide, que notre condition d’être macroscopique nous empêche d’observer directement, semblable au vide de l’espace interplanétaire que les télescopes nous renvoient, mais qui pourrait paraître plein si un Être aux dimensions astronomiques pouvait le contempler.

La nature n’a donc pas horreur du vide puisqu’elle est le vide, parsemée d’atomes… et d’objets célestes. Notion qui rejette la conception du monde plein de tourbillons de matière de Descartes, vide que l’expérience de Rutherford avait déjà dévoilé.

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