10 octobre 2005

La musique est un langage

Langage

 Les violons de la discorde ne s’entendent pas

Qui n’a pas un jour senti l’osmose qui semble régner lors d’un échange musical entre deux virtuoses, ils ont tellement l’air de se comprendre… L’expression “langage de la musique” est largement employée qu’elle soit métaphorique, populaire ou… musicologique. Mais qu’en est-il pour la musique des fonctions phônê et morphêpropres à un langage parlé ? Pour le phonème tout le monde s’accorde à l’entendre, mais le morphème manque cruellement et pose un problème de taille quant à la compréhension formelle d’un trait musical, mis à part toute considération esthétique ou analytique.

Si Vivaldi n’avait pas nommé les quatre saisons (grâce au langage), l’impression de saison n’aurait pas été aussi unanime sans la suggestion du titre.

Par contre, elle peut très bien en dire plus que n’importe quelle langue compte tenu de ses propriétés métaphoriques :
“Ce n’est pas le titre, “La Mer”, qui donne un sens au poème symphonique de Debussy, c’est au contraire la musique qui éclaire le titre et nous fait comprendre quelque chose de la mer.” – Ernest Ansermet.
“Là où s’arrête le pouvoir des mots commence celui de la musique” – Richard Wagner

Il ne s’agit pas seulement d’écouter, il faut aussi s’entendre !

La musique en tant que science des sons propose une codification mathématique très sophistiquée, mais quand elle sert à communiquer, comme on le présume en espionnage, il s’agit alors de convertir un code en langage : avec des formules chiffrées ou, à l’inverse, un langage converti en code. Bien que possédant des caractéristiques relatives au langage, comme la syntaxe et la phonétique, la musique n’a que des qualités diplomatiques et subjectives dans la communication. Pour ce qui est du “langage” des oiseaux utilisant des sons, il reste à établir qu’ils traduisent de la pensée.

Une tournée générale au premier qui me demande l’heure en si bémol.

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