12 janvier 2005

La bosse des maths

Well-known physical formula on white board

 Pour être bon en maths, il faut bosser

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La phrénologie est une pseudoscience du 19° siècle qui faisait un pont entre la forme du crâne et la personnalité ou les capacités intellectuelles de chacun. La bosse des maths est restée dans le langage courant dès qu’il s’agit d’évoquer un fin calculateur. Située à l’origine par le fondateur de la phrénologie, Frantz Gall, au niveau du front et considérée par lui comme le “sens des nombres”, cette excroissance crânienne serait la conséquence d’une aptitude innée très développée aux chiffres et aux nombres, aux raisonnements mathématiques.

Malheureusement pour tous les bosselés du monde, la fameuse bosse des maths n’existe pas. Lorsqu’il est soumis à un calcul, le cerveau travaille en plusieurs endroits, les deux hémisphères sont mis en branle et s’activeront d’autant plus et mieux que l’apprentissage aura été important. Des chercheurs français ont étudié le cerveau d’un prodige du calcul mental, Rudiger Gramm, et ont montré que différentes zones s’activent et collaborent ensemble pour lui permettre ses exploits intellectuels. La passion pour les chiffres est évidemment l’élément déclencheur, les “capacités” mathématiques seront ensuite d’autant plus développées qu’elles seront entretenues et exercées, et la “collaboration” entre les hémisphères cérébraux parfaitement huilée. Selon le Dr. Stanislas Dehaene, nos connaissances mathématiques dépendent étroitement de l’organisation de notre cerveau car tous les hommes ont des prédispositions naturelles au calcul, conséquence évolutive du développement de notre cerveau.

Reste que l’élève un peu distrait, qui se cognerait la tête contre son livre de mathématiques, pourra toujours se vanter d’avoir une bosse des maths.