3 juillet 2005

Il faut te laver les oreilles

Illustration of interior ear done in retro style.

Soyez sage avec le récurage

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Les Anglais le disent fort justement : « Il ne faut rien entrer dans l’oreille de plus petit que le coude ! » Et pourtant ! Combien de cotons-tiges, de cure-oreilles, de racloir à cérumen se vendent chaque année. Et combien d’otites externes et combien d’accidents (perforations du tympan) provoquent-ils ? Pour quelle utilité ?

L’épiderme recouvrant le conduit de l’oreille est très fin. Il sécrète le cérumen qui le protège. Le drame du cérumen est sa couleur. Il serait rose ou transparent on le laisserait en paix. Mais il est marron ! Caca ! Sale ! À enlever !

Or, ce cérumen n’est pas sale. Il permet de coller les saletés avant qu’elles ne rentrent plus profondément dans l’oreille et empêche l’eau de stagner, de ramollir et fragiliser la peau du conduit. Il a des vertus désinfectantes. Les petits poils poussent le cérumen et les saletés petit à petit vers l’extérieur.

Le coton-tige repousse le cérumen, irrite le conduit. Une fois le cérumen enlevé, si l’enfant retourne à la piscine, l’eau ramollit le conduit favorisant les infections (en particulier à staphylocoques) provoquant de véritables furoncles à l’intérieur de l’oreille ; un délice ! S’irriguer l’oreille n’est pas mieux et ne sert strictement à rien si ce n’est à enrichir les firmes qui vendent de l’eau salée au prix du champagne.

Vous ne vous nettoyez pas l’intérieur des narines ? Arrêtez de vous récurer l’intérieur des oreilles ! Nettoyez l’entrée du pavillon pour enlever le cérumen qui arrive et qui se voit et vous éviterez bien des désagréments.