10 mai 2009

Il existe deux sortes d’êtres vivants : les animaux et les plantes

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“Espèce d’eucaryote” disait la carotte !

Le contenu de cet article est PROUVÉ

Pendant des siècles, le titre de cet article constituait le savoir commun de l’humanité, qu’elle soit savante ou inculte : il n’existe de vivant sur notre planète que des animaux et des plantes. Pendant des décennies, et encore aujourd’hui dans certains manuels, on a séparé le vivant entre 4 grands règnes : les plantes, les animaux, les champignons et les protistes (êtres vivants n’appartenant à aucun des autres groupes), chacun de ces règnes comprenant un certain nombre d’embranchements, de familles, de genres et d’espèces.

Cette vision, déjà battue en brèche au XIXe siècle, est désormais rejetée au profit de la classification suivante :

  • les Archées, unicellulaires microscopiques, à structure procaryote (pas de noyau individualisé), qui vivent souvent dans des milieux extrêmes, comme les milieux hypersalés ou les sources hydrothermales du fond des océans ;
  • les Eubactéries, également unicellulaires procaryotes, qui rassemblent la plupart des bactéries que nous connaissons ;
  • les organismes dits Eucaryotes, dont les cellules comprennent un noyau différencié et d’autres organites à l’intérieur de la cellule. Plus finement, ce groupe contient à son tour trois grandes divisions : une première constituée des algues rouges, algues vertes et plantes terrestres, une seconde comprenant les animaux et les champignons et la dernière correspondant aux algues brunes.

Il y a donc trois grands groupes, parmi lesquels les deux procaryotes sont les plus importants en terme de biomasse. Ils seraient aussi ceux qui survivraient à toute catastrophe générale affectant notre planète, alors que rares seraient les êtres multi-cellulaires ayant cette chance. De toutes les grandes extinctions du passé, ce sont les microbes qui sont les grands vainqueurs, hé oui ! Notre planète leur appartient, il faut se faire à cette idée.

Et les virus ? La question reste posée. Les arguments contre restent valables, puisque la vie implique la capacité à se reproduire à partir de son propre matériel génétique et de posséder un métabolisme, ce qui n’est pas le cas des virus. Mais d’autres aspects plaident en faveur de leur intégration dans le monde vivant.

Restent les prions, qui tout en ayant une certaine activité ne présentent pas les caractéristiques du vivant.

Un très bon conseil de lecture et de consultation : La Classification phylogénétique du vivant, par Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader chez Belin.