19 août 2010

Faire l’amour pendant la grossesse accélère l’accouchement

Pregnant woman with her boy in kitchen

 Un coup pour rien

Arrivée à terme de sa grossesse, une future maman peut être impatiente de voir enfin poindre la tête de son rejeton, qui lui pèse depuis maintenant plusieurs mois. C’est à ce moment qu’avide de “trucs” pour accélérer sa délivrance, celle-ci sera d’une oreille attentive auprès de ses amies passées par là lui offrant moult solutions permettant de hâter l’accouchement, au rang desquels ressort inévitablement la solution la plus agréable (quoique, les positions s’en trouvant plus limitées) : le sexe !

Serait-ce l’action de l’organe masculin qui faciliterait le travail ? Les multiples coups de boutoir répétés ? Des positions pas très catholiques ? Ou bien l’explication rencontrée le plus souvent : l’action des prostaglandines, hormones présentes en faibles quantités dans le sperme et qui stimuleraient le col de l’utérus en aidant les contractions. Il est facile de faire un rapide amalgame avec la prostaglandine délivrée par les médecins pour commencer le travail.

Foin de l’organe, des coups de béliers et positions démoniaques, pas plus que l’action spermatique des prostaglandines. Une étude publiée dans le journal Obstetrics & Gynecology a étudié le sujet. Sur les 93 femmes étudiées dans l’étude, celles qui avaient des rapports sexuels au terme de leur grossesse ont accouché après celles qui n’en avaient pas. 39,9 semaines pour les sexuellement actives, contre 39,5 pour les abstinentes.

Ainsi, cette recette de grand-mère n’est pas très efficace, pas plus que celle de marcher, conduire ou nettoyer ses vitres. Au moins a-t-elle l’avantage d’être plus plaisante, tout en vous faisant brûler 50 Calories.