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13 mars 2006

Ça sent le gaz

Un problème explosif

Le contenu de cet article est PROUVÉ

Le gaz qui chauffe la maison ou la marmite de nos jours, distribué en bouteilles ou en réseau, est du gaz naturel. Qu’il s’agisse de méthane, butane ou propane, c’est un gaz inodore et incolore. Pourtant, la puanteur est caractéristique dès qu’un robinet et mal fermé. Combien de fuites décélées dans le réseau grâce à un odorat affûté ?

Pour éviter l’explosion, ou la saturation de l’atmosphère confinée cause d’asphyxie, on ajoute une substance au gaz naturel, un thiol, comme du mercaptan ou aujourd’hui plutôt du thiolane qui sentent l’œuf pourri, afin de détecter les éventuelles émanations gazeuses. Le thiol permet ainsi de sentir la présence de gaz dans l’air à des concentrations très faibles, moins de 1%, et d’éviter bien des désastres.

C’est la raison pour laquelle, à l’exclamation “Et moi je sens le gaz !” de celui qui n’a pas eu droit à sa bise, la seule réponse sera de dire qu’il sent non pas le gaz, mais le mercaptan (tétrahydrothyophène, mais c’est plus compliqué à prononcer) ou le soufre… à moins qu’il se soit “lâché” juste avant.

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