23 mai 2006

Boire son urine est une panacée

urine

 « Ça a un goût de chiotte mais c’est plein de vitamines » (Crocodile Dundee)

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Un remède miraculeux !

Il y a de nos jours plusieurs millions d’Européens et autant dans le monde d’individus qui pratiquent quotidiennement l’urinothérapie. À en croire certains, boire son urine serait un remède pour la plupart des pathologies. La médecine s’échinerait donc depuis des siècles à combattre les maladies et perfectionner les remèdes alors qu’il existe un médicament universel à la portée des pisseurs (euses) que nous sommes ?

Réputé potable et sans danger pour le corps, certains risques sont cependant possibles dans des circonstances qui n’ont rien d’exceptionnelles, comme celle de boire la totalité de ses urines en une seule fois (risque d’hyperurémie).

Si l’urine n’est pas la pharmacie portable qu’on voudrait bien croire, l’usage de l’urinothérapie est capable de risque sanitaire de masse comme cela s’est produit au Cameroun en 2003 (1).

Par ailleurs, on notera que les adeptes de l’urinothérapie insistent sur la nécessité d’avoir une saine alimentation et de proscrire tabac et alcool pour que le régime au pipi soit efficace (sic). Ils conseillent aussi malheureusement d’exclure toutes médications et trouvent ainsi beaucoup de leurs fidèles chez les adeptes new-age du naturel et des médecines parallèles.

Bien que contenant des molécules intéressantes pour certaines pathologies et particulièrement en hépatologie et en immunologie, boire sa propre urine risque surtout de trop bien guérir une constipation. Autant pisser dans un violon…