Le festival de Woodstock
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L’ami de Snoopy aurait pu s’appeler Wallkill ou Bethel
Étonnamment, le fabuleux Festival de Woodstock d’aout 1969 eut lieu ailleurs qu’à Woodstock. En effet, le nom de cette ville de l’État de New York avait été choisi par les organisateurs parce que l’un d’entre eux y habitait, ainsi que de nombreux autres musiciens (Janis Joplin, Bob Dylan, entre autres), mais le site initialement prévu se trouvait à Wallkill, à 60 km de là.
Un mois avant la date du concert, les protestations des riverains amenèrent la municipalité de Wallkill à refuser son autorisation. Les fondateurs de Woodstock Ventures cherchèrent alors un autre terrain pour accueillir les 50 000 personnes visées (chiffre ambitieux) et finirent par faire affaire avec Max Yasgur, un producteur de lait de la commune de Bethel, située à une centaine de kilomètres de Woodstock (et 75 km de Wallkill). Celui-ci leur loua son terrain White Lake de 240 hectares, pour 50 000 dollars [1]. Malgré cette nouvelle localisation, les organisateurs conservèrent le nom retenu initialement, Woodstock Music and Art Fair.
C’est donc ce terrain qui accueillit, du 14 au 18 aout 1969, les centaines de milliers de personnes venues se rassembler pour célébrer la culture hippie en écoutant la plupart des meilleurs de la scène rock [2].
L’intervention de Max Yasgur est intéressante : « Vous avez prouvé au monde qu’un demi-million de jeunes peuvent se rassembler pendant trois jours pour avoir du bon temps et de la musique, et rien d’autre que du bon temps et de la musique. Que Dieu vous bénisse pour cela ! » En effet, malgré le chiffre effarant de 500 000 participants, dix fois plus élevé que le nombre visé, le festival se déroula dans le calme et sans violence, contrairement à d’autres essais ultérieurs pour retrouver la magie de ce moment.
Le site de l’un des organisateurs
Une photo du site
Itinéraire de Woodstock à Bethel en passant par Wallkill
Cartes et autres vues de White Lake
Une histoire de Woodstock (en anglais)
[1] Max Yasgur fut par la suite condamné à verser 35 000 dollars de dommages et intérêts à ses voisins en compensation des dégâts causés par les participants du festival, mais reçut 50 000 dollars supplémentaires des organisateurs pour remettre son propre terrain en état.
[2] Comme on peut s’en rendre compte à la lecture du programme.
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