Il faut manger davantage en hiver
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Manger en hiver, régime en été
Héritière d’une lignée dont les ancêtres vivaient différemment qu’Homo Sapiens-Sapiens de nos jours, l’idée reçue "historique" selon laquelle il faudrait plus manger en hiver, afin de faire face à la rigueur du froid, ressurgit parfois dès que les températures fléchissent. Autrefois, les conditions de vie des communautés vivant de la chasse et de la cueillette rendaient les réserves énergétiques nécessaires pour bien passer l’hiver. Les dépenses liées à la thermogenèse (production de chaleur) ou à la thermolyse (perte de chaleur) étant plus importantes.
Il valait sans doute mieux être gras comme un moine pendant cette période de l’année, en plus d’avoir la peau de bête adéquate pour se couvrir. Mais de nos jours, les styles de vie sont complètement différents, et rien ne justifie la continuation d’une telle pratique consistant à emmagasiner des calories pour se construire une couverture graisseuse. Les vêtements, les habitations chauffées, les déplacements en véhicules (eux-mêmes à température ambiante), un mode vie plus sédentaire et des aliments plus raffinés, plus énergétiques (plus sucrés et plus gras), suffisent amplement à combler ce besoin et à faire face aux agressions hivernales dans nos régions tempérées. L’organisme ne dépense donc que très peu de calories supplémentaires durant les grands froids.
Evitons donc de prendre du gras, copiant le phoque ou la marmotte, au risque de ne jamais pouvoir le reperdre par la suite, et devoir faire la part belle aux charlatans des régimes miracles !
Les apports conseillés en énergie
Rapport "Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France"
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